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Retour sur Dead Like Me, cette série qui trouve un sens à la vie à travers la mort

Six Feet Under, Pushing Daisies ou encore Deadbeat sont autant de séries télévisées qui se sont attaquées avec talent à l’un des sujets les plus sérieux au monde, la mort. Une série, toutefois, a su en rire sans jamais trop en faire : Dead Like Me, diffusée en 2003, aura durant 2 saisons rassuré bon nombre de spectateurs quant à ce qu’il se passe après la mort. SooGeek revient sur cette série culte, aussi drôle qu’émouvante.

 

En 2003, les téléspectateurs confortablement installés sur leur canapé découvrent pour la première fois Dead Like Me, la toute nouvelle série de Showtime. Dès les premières minutes, le décor est planté : le personnage principal meurt et la série nous entraine dans une autre version de notre monde. Georgia Lass, dite George, n’est encore qu’une adolescente de 18 ans quand elle est écrasée par la lunette des toilettes de la station Mir. Détaché du reste de l’engin lors de sa désinstallation, la lunette s’est dirigée droit vers la Terre, sur George qui, sans s’en rendre compte, est passée en une demi-seconde de vivante à « entre deux ».


En effet, n’est pas mort qui le souhaite dans Dead Like Me. Tout comme ses collègues, Betty, Mason, Daysy et Ruben, George doit prélever les âmes des humains juste avant leur mort sans quoi, ces dernières risquent de rester coincées pour l’éternité dans un corps abimé. Assistant à des décès plus farfelus les uns que les autres, ces hommes et femmes ont installé une certaine routine dans leur métier que George ne peut que questionner dès son arrivée.

Cette jeune femme qui n’a jamais vraiment profité de la vie de son vivant, le regrette amèrement dans la mort. Eloignée de sa famille, elle ne peut plus avoir de liens avec sa petite sœur qu’elle observe grandir de loin, dissimulée sous une nouvelle apparence. Vous l’aurez compris, elle prend conscience de ce qu’elle avait maintenant qu’elle a tout perdu. Elle est dorénavant forcée d’avancer et de faire le deuil de ce qu’elle n’a pas pu faire de son vivant, ses rêves et ses échecs doivent être acceptés.

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La force de Dead Like Me aura été de proposer une lecture moderne et décomplexée de la mort ainsi que des personnages plus originaux et travaillés les uns que les autres. Jouant sur le temps et l’espace, les scénaristes ont pu offrir à leurs personnages des histoires fascinantes : Daisy, par exemple, était actrice dans Autant en emporte le vent et est morte durant le tournage de l’œuvre, en 1939. Son passé lui permet d’avoir des connaissances impressionnantes sur le monde du cinéma et cite régulièrement des anecdotes vécues de son vivant avec des personnages célèbres.

De son côté, Roxy est morte durant l’année 1982, étranglée avec sa propre invention : la jambière. Enfin, Ruben vient tout droit des années 20 : mort des suites d’un règlement de comptes, il est le personnage le plus mystérieux de l’équipe. Renfermé, il est rongé par l’idée d’avoir abandonné sa femme et sa fille mais s’ouvre à ses équipiers pour les aider à affronter les aléas de la mort.

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D’autres personnages entrent en jeu lors du développement des deux saisons de la série, remplaçant, de temps en temps, George au centre de l’histoire. Leur vision de la mort est longuement décrite mais aussi étudiée par le personnage principal qui, après quelques épisodes, prend conscience de l’importance de son rôle et du fait que la mort n’est qu’un élément sain et naturel de la vie. Sans trop s’avancer sur les raisons d’un tel cycle, la série apporte quelques éléments de réponse assez terre à terre sans jamais tourner le dos à la religion et à son héritage qui influence notre vision de la mort.

Du début à la fin, Dead Like Me explore différents thèmes liés à la mort : de l’acceptation du décès au fait qu’il soit naturel en passant par son rapport à la religion mais aussi les conséquences sur les proches. La saison deux de la série centre son histoire sur le refus de la famille de George à accepter le décès de la jeune fille. Une trame qui permet un certain contraste entre l’aspect humoristique de la série et le sérieux de son sujet : en bref Dead Like Me sait exactement quand nous faire pleurer et rire.

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Une fois la mort explorée, Dead Like Me s’attaque à la vie : à travers son décès prématuré et sa situation d’entre-deux, George peut analyser les vivants tout en débutant une nouvelle existence. La boucle est bouclée ou presque, la série ayant été annulée avant la troisième saison. Un film a été créé mais, malgré une certaine recherche, n’arrive pas à la cheville de la série créée par Bryan Fuller.

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Dead Like Me parle de la mort, oui, mais aussi et surtout de la vie. A travers les yeux de George, la série nous fait prendre conscience de l’importance de nos actions et de l’aspect précieux des secondes passées ensemble. Une trame qui peut paraître un brin niaise mais qui, saupoudrée d’humour et de cynisme, se transforme en l’une des meilleures séries du début des années 2000.

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