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Harry est le premier être vivant à être greffé avec succès d’un poumon artificiel cultivé en laboratoire

Une-cochon-greffe Un cochon dans une étable via Shutterstock

Un petit cochon nommé Harry, vivant dans un laboratoire de Galveston (Etats-Unis), est l’heureux héros d’une prouesse médicale. Cette petite bête a en effet été greffé d’un poumon cultivé en laboratoire. Il est le premier être vivant à avoir survécu à l’implantation d’un poumon artificiel. SooCurious vous en dit plus sur cette nouvelle qui pourrait changer le destin de nombreuses personnes.

Cela fait plusieurs mois que le Laboratoire national de Galveston concentre une bonne partie de ses efforts sur l’étude du poumon. En effet, la greffe de cet organe est certainement l’une des plus compliquées qui soient. Le docteur Joaquin Cortiella, directeur du laboratoire, explique d’ailleurs : « Le poumon est comme un échafaudage : c’est simplement une base pour construire les bâtiments. » La greffe d’un poumon demande alors énormément de travaux minutieux pour l’installer de manière viable sur un corps étranger.

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Une tête de cochon via Shutterstock

L’anatomie du cochon étant assez semblable à la nôtre, la réussite de l’expérimentation sur Harry est donc extrêmement encourageante. Les précédents essais sur les animaux avaient entraîné la mort des sujets dans les minutes suivant l’opération. Contrairement à eux, Harry vit en parfaite santé à l’heure où nous écrivons. De plus, la propagation des imprimantes 3D pourrait permettre de créer des poumons viables pour les humains. « Un jour nous serons capables d’utiliser ce type de technique de bio-ingénierie pour les personnes qui ont besoin d’une greffe », conclut même l’un des médecins ayant travaillé sur Harry.

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Des poumons artificiels via Shutterstock

Le petit cochon Harry donne de l’espoir aux médecins qui tentent de trouver des solutions aux maladies pulmonaires. L’expérimentation dont il a fait l’objet s’est avérée efficace et cela permettra à coup sûr d’aider les prochaines greffes de poumons, figurant parmi les organes les plus compliqués à implanter. Et maintenant, grâce à son poumon cultivé en laboratoire, Harry vit (presque) comme tous les cochons ;). Êtes-vous en faveur de l’expérimentation animale même pour des avancées primordiales ?

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