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19 chiffres qui vont vous faire prendre conscience des conséquences colossales de la surproduction de viande

Aujourd’hui, nous sommes plus de 7 milliards sur la Terre. Difficile de se dire que la population mondiale va encore augmenter dans les décennies à venir. Pourtant, c’est bel et bien le cas. Cette croissance implique une augmentation de la production de nourriture. Le secteur de la viande s’est beaucoup développé depuis les années 60 jusqu’à atteindre des proportions folles. Hélas, cela a un impact sur l’environnement à différents niveaux. SooCurious vous présente plusieurs chiffres frappants sur la production mondiale de viande.

300 milliards de kg de viande sont consommés dans le monde chaque année :

visu-volaille-indusC’est un fait, la population mondiale consomme de plus en plus de viande chaque année. Aujourd’hui, nous en mangeons quatre fois plus que dans les années 60. Cette augmentation est surtout présente dans les pays en développement comme l’Inde ou la Chine.

 

La production mondiale de foie gras s’élève à 25 000 tonnes :

visu-canardsS’il n’est pas consommé partout dans le monde, la production de foie gras dans le monde est très importante. Il est obtenu en gavant des canards, qui sont entassés dans des cages et nourris à l’extrême. Le produit s’est démocratisé mais reste un mets raffiné. Les Français sont les plus gros consommateurs et producteurs de foie gras.

 

La production de viande devra augmenter de 70 % d’ici 2050 :

visu-viande-quantiteD’après les estimations de la FAO (Food and Agriculture Organization), il faudra que la production de viande dans le monde augmente de 70 %. Ce chiffre paraît ahurissant mais il est cohérent si l’on songe à la population dans le monde en 2050.

 

En 2023, on consommera 36,3 kg de viande par an et par habitant dans les pays en développement :

viande-pays-pauvreUn Malgache achète de la viande via Shutterstock

D’après plusieurs estimations, c’est dans les pays en voie de développement que la consommation de viande par personne va augmenter. Aujourd’hui, dans ces pays-là (comme l’Inde), on consomme en moyenne 31,5 kg par an et par habitant. Ce qui signifie que l’augmentation dans 8 ans sera de 4,8 kg par an et par habitant. La consommation augmentera aussi dans les pays développés mais de manière moindre.

 

Les Français consomment aujourd’hui 90 kg de viande par an et par personne :

visu-boucherie-franceLa France est un grand pays producteur et consommateur de viande. Aujourd’hui, un Français mange chaque année 90 kg de viande, soit deux fois plus que ses grands-parents et trois fois plus que ses arrière-grands-parents. Il consomme au cours de sa vie 7 bovins, 9 chèvres et moutons, 33 cochons, 60 lapins et 1300 volailles.

Les Américains sont les plus gros mangeurs de viande avec 120 kg par an et par habitant :

viande-etats-unisSans surprise, c’est la population américaine qui consomme le plus de viande : 120 kg par an et par habitant. C’est une quantité énorme équivalente à 2 kg de viande par semaine. Cette donnée est d’autant plus alarmante quand on sait que le Fonds mondial de recherche contre le cancer recommande de se limiter à 500 g par semaine.

 

Les Chinois sont les plus gros consommateurs de porc avec 60 millions de tonnes par an :

chinois-viandeBien sûr, la Chine est un pays en forte croissance. Bien sûr, leur population est la plus élevée du monde. Mais il n’empêche qu’à eux seuls, ils consomment la moitié de la production de porc mondiale.

En France, on estime que 2 à 3 % de la population est végétarienne contre près de 40 % en Inde :
végétarien-indeIl est certes difficile de comparer la consommation de ces deux pays, mais la différence entre les pourcentages de végétariens dans les deux pays est frappante. Cela s’explique principalement par les préceptes religieux de l’hindouisme, qui prônent le végétarisme.

 

83 % des 800 millions de poulets élevés en France ne voient pas le jour :

elevage-volaille-batterieOn le sait, le besoin plus grand en viande amène une plus grande production et pour produire plus, les pays font de l’élevage intensif. Dans ces élevages, les animaux sont particulièrement maltraités et élevés en batterie. C’est le cas des volailles en France : certaines ne voient jamais le jour. Les chiffres sont également frappants pour les lapins (99 %).

 

20 % des 25 millions de cochons en France meurent avant d’avoir atteint l’âge adulte :

visu-jeunes-cochonsCe chiffre renforce cette idée de mauvais traitement des animaux dans les élevages. Les cochons sont nombreux à ne pas atteindre l’âge adulte. La quasi-totalité d’entre eux (95 %) passent leur vie sur des caillebotis.

 

65 milliards d’animaux sont abattus chaque année pour produire de la viande :

visu-manif-viandeLa réalité de la forte production de viande est cruelle : pour nourrir toute la planète, 65 milliards d’animaux sont tués chaque année. Ce chiffre est tout simplement énorme, mais il est bien réel. Cela démontre bien que nous consommons énormément de viande à travers le monde.

 

Chaque seconde, 2000 animaux sont abattus dans le monde pour leur viande :

abattoir-volaillesCette donnée va de pair avec la précédente. Elle est peut-être plus frappante encore puisque que la durée est d’une seule seconde. Un tel chiffre provoque la colère des associations de protection de l’environnement.

 

15 500 litres d’eau sont nécessaires pour produire 1 kg de bœuf :

eau-elevageL’utilisation de l’eau dans l’agriculture via Shutterstock

De fait, l’élevage intensif est extrêmement gourmand en eau. La production de viande demande au préalable d’allouer au bétail des parcelles nécessitant beaucoup d’eau. Pour produire 1 kg de bœuf, 15 500 litres d’eau sont utilisés. Pour 1 kg de cochon, c’est 4 900 litres, pour 1 kg de volaille, 4 000 litres. A titre de comparaison, 1 kg de blé demande 1 300 litres d’eau et 1 kg de carottes demande seulement 131 litres d’eau.

 

70 % des terres agricoles sont destinées à nourrir les animaux :

elevage-bovin-parcelleL’élevage intensif a des conséquences énormes sur la taille des cultures. Comme le bétail est toujours plus nombreux, les surfaces sont de plus en plus grandes. Au fil des années, les parcelles réservées aux élevages se sont étendues. Le besoin de place s’est donc fait ressentir.

 

L’agriculture est responsable dans son ensemble de 70 % de la déforestation mondiale :

deforestationLa conclusion est dramatique pour l’environnement : l’agriculture est responsable de 70 % de la déforestation mondiale. Quand on sait que les espaces forestiers sont de plus en plus fragiles et que ce phénomène entraîne la disparition de nombreuses espèces animales.

 

Les élevages sont responsables de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales :

pollution-elevageLes élevages polluent l’air via Shutterstock

C’est une autre conséquence néfaste des élevages intensifs. Ils sont responsables de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C’est plus que le domaine des transports, ce qui est assez étonnant. On considère que sur un an, un bœuf aurait le même impact écologique en matière de gaz à effet de serre qu’un véhicule parcourant 18 000 kilomètres.

 

Les élevages rejettent 50 % des émissions de méthane et de protoxyde d’azote :

visu-elevage-pollution-2Un élevage à côté d’une centrale électrique via Shutterstock

Lorsque l’on parle d’émissions de gaz à effet de serre, la plupart des gens pensent au dioxyde de carbone. Il n’est pourtant pas le plus néfaste pour la couche d’ozone. Le méthane et le protoxyde d’azote sont eux, plus nocifs. Les animaux d’élevage, notamment les bovins, rejettent beaucoup de ces gaz. Plus les élevages sont intensifs, plus les émissions de méthane et de protoxyde d’azote seront importantes.

 

75 % des nouveaux pathogènes ayant affecté les humains ces dernières années provenaient des animaux ou des produits animaux :

maladie-volailleCette donnée vient de la FAO. Ainsi, cela signifie que la plupart des maladies infectieuses de ces dernières années proviennent des élevages ou de la viande issue de ces derniers. L’augmentation de la production de viande a amené une augmentation du nombre de maladies infectieuses.

Deux millions d’enfants mal nourris seraient sauvés si les pays riches

diminuaient de moitié leur consommation de viande :  

enfants-afrique-faimDes enfants africains qui ont faim via Shutterstock

Il paraît peu probable que cela arrive dans le futur. Pourtant, les différentes études sur le sujet démontrent que si les pays développés diminuaient leur consommation de viande de 50 %, cela pourrait sauver deux millions d’enfants souffrant de malnutrition en Afrique. Par ailleurs, le prix des denrées végétales chuterait de façon drastique.

 

Ces chiffres frappants interpellent et prouvent que la production intensive de viande a des conséquences dramatiques à différents niveaux. D’une part, les élevages empiètent sur les espaces forestiers, qui diminuent énormément. Ensuite, les terres d’élevage de plus en plus grandes consomment trop d’eau et rejettent beaucoup de gaz à effet de serre. Enfin, on ne peut pas rester insensible devant le traitement réservé aux animaux, entassés et maltraités. Il faudrait parvenir à réduire à terme la production et la consommation de viande dans le monde. Malheureusement, la dynamique de croissance de la population tend vers l’inverse, à savoir une augmentation de la consommation de viande. Quand les besoins de la population vont à l’encontre de la protection de la Terre… La protection de la planète vous interpelle ? Cet article sur notre négligence à l’égard de l’eau vous intéressera. Êtes-vous prêt à réduire votre consommation de viande ou pensez-vous que cela n’aurait aucun impact sur la surproduction de ce produit ?

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