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Des fauteuils roulants autonomes pour faciliter la vie des personnes à mobilité réduite

Après les voitures électriques autonomes, voici venue l’ère des chaises roulantes autonomes. Deux prototypes sont en test : l’une dans un aéroport japonais, l’autre dans un hôpital de Singapour. Des technologies qui se veulent simple d’utilisation pour faciliter la vie des personnes à mobilité réduite. 

Le fauteuil roulant WHILL NEXT dans l’aéroport de Haneda à Tokyo au Japon

Développé par Panasonic et Whill Inc., le fauteuil roulant WHILL NEXT est testé dans l’aéroport Japonais de Haneda. Comme le souligne Panasonic dans un communiqué, « Nous pouvons nous attendre à une hausse du nombre de visiteurs étrangers, mais aussi du nombre de personnes qui ont besoin d’une aide à la mobilité du fait du vieillissement de la population ».

WHILL NEXT utilise des capteurs pour détecter les obstacles à proximité et éviter les collisions. Il utilise la technologie d’automatisation développée pour le robot autonome HOSPI, déjà présent dans les hôpitaux. Le fauteuil roulant identifie sa propre position, sélectionne les meilleurs itinéraires et se déplace vers une destination préalablement choisie par l’utilisateur via une application sur son smartphone. Vraiment très simple d’utilisation, il pourrait même prétendre au titre d’Uber des fauteuils roulants.

Un téléphone pour contrôler sa chaise roulante

WHILL NEXT est également en mesure de synchroniser des fauteuils roulants proches pour voyager en groupe, ce qui pourra être utile pour une famille ou un groupe scolaire par exemple. Avec une autonomie de 24 kilomètres, le fauteuil se déplace à 8,5 km/h. Et grâce à une autonomie complète, chaque fauteuil roulant revient automatiquement à sa place lorsqu’il n’est plus utilisé. Cette technologie facile ainsi le travail du personnel de l’aéroport.

 

Le prototype SMART pour l’hôpital général de Changi à Singapour

Issue de la collaboration de Singapour et du MIT, SMART (Singapore-MIT Alliance for Research and Technology) est une technologie innovante développée depuis janvier 2016. Cette chaise roulante autonome a été mise au point après un constat qu’a fait l’équipe, raconte Daniela Rus, directrice du Laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du MIT et chercheuse principale dans le groupe de recherche SMART Future Urban Mobility : « Lorsque nous avons visité plusieurs communautés de retraite, nous avons réalisé que la qualité de vie dépend de la mobilité. Nous voulons rendre les déplacements plus faciles pour ces gens « .

Un des prototypes de fauteuil roulant autonome SMART

La technologie qui permet le déplacement autonome de ce fauteuil roulant a été minutieusement travaillée pour être à la fois performante et simple d’utilisation. L’ordinateur utilise des données de trois radars pour créer une carte de son environnement. Un algorithme de localisation détermine ensuite où il se trouve dans la carte.  Les six roues de la chaise permette une très bonne stabilité. La chaise est également conçue pour faire des virages serrés et s’adapter à des portes de taille normale.

Aujourd’hui, SMART dispose de deux fauteuils roulants au MIT et de deux fauteuils roulants dans l’hôpital général de Changi à Singapour depuis septembre 2016, les deux testés dans différents contextes. « Le fauteuil roulant autonome pourrait être très utile dans les environnements dédiés aux piétons – y compris les hôpitaux et les aéroports – et nous explorons toutes ces possibilités», explique Daniel Rus.

La technologie SMART du MIT et de Singapour

En ce qui concerne le prix, les fauteuils roulants high-tech sont souvent soumis à la dure loi de la réalité : leur coût important leur a, par le passé, porté préjudice. Mais les équipes de SMART se veulent optimistes :  » Le système se compose d’un fauteuil roulant du marché amélioré par son autonomie. Nous espérons que la question du prix de cette technologie peut être réduit pour rendre le système abordable ».

 

On espère également que cette technologie soit abordable et à la portée de tous. Ces deux prototypes pourraient changer la vie des personnes à mobilité réduite mais également notre façon de nous déplacer.

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