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9 secrets cachés dans votre caca auxquels vous penserez quand vous tirerez la chasse

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Lorsque l’on parle d’excréments il est souvent difficile de garder son sérieux. Pourtant les matières fécales sont pleines de surprises et les études sur cette matière ne cessent de fleurir. Découvrez 9 faits étonnants sur les selles auxquels vous penserez la prochaine fois que vous irez aux toilettes !

 

1. La matière fécale est composée principalement de bactéries

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Il est logique de penser que les matières fécales sont simplement les restes de la nourriture que l’on a mangée, qui est juste digérée.

En réalité, les excréments se constituent de bien plus de choses que cela. Ainsi les selles sont composées de 50 à 80 % de bactéries (sans prendre en compte l’eau). Beaucoup de ces bactéries sont encore vivantes dans les excréments, d’autres sont mortes. Mais comment se sont-elles retrouvées là ? Il semble que ces petites choses microscopiques se nourrissent de la matière végétale indigeste que l’on a consommée, et meurent peu de temps après.

Mais ce n’est pas tout ! En plus de ces bactéries, les selles sont composées de cette fameuse matière végétale indigeste telle que la cellulose des légumes. La matière fécale contient aussi de petites quantités de vos propres tissus : des cellules qui tapissent l’intestin et qui ont été éliminées pendant la digestion.

 

2. La matière fécale est brune en raison de globules rouges morts et de la bile

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La matière fécale est brune ! Mais pourquoi donc ? Cette couleur est le résultat d’un élément chimique, la stercobiline. Celle-ci arrive dans les selles de deux manières : elle est d’abord le sous-produit de l’hémoglobine qui apparait lorsque les globules rouges meurent, et vient également de la bile, où elle est sécrétée dans l’intestin pour aider à digérer les graisses.

D’après le gastro-entérologue Robynne Chutkan, « les selles idéales ont une couleur chocolatée profonde, tel du chocolat fondu ».

Sans cette stercobiline, les matières fécales seraient gris pâle ou blanchâtres. D’ailleurs certaines personnes malades du foie ou avec des voies biliaires obstruées (ne permettant pas à la stercobiline de se rendre dans le foie) ont des selles très claires appelées selles acholiques.

De même, les selles jaunes peuvent être le signe d’une infection parasitaire ou d’un cancer du pancréas. Celles qui sont en revanche très noires ou rouge foncé peuvent indiquer des saignements dans le tractus gastro-intestinal supérieur ou que l’on a simplement mangé de la betterave. Le excréments verts peuvent aussi être le signe d’une infection. Et si par hasard les excréments réussissaient à être bleus, il se peut qu’il ne s’agisse que d’un colorant alimentaire bleu.

 

3. Les hommes et les femmes font la grosse commission différemment

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L’intestin aux rayons X via Shutterstock

En raison des différences anatomiques, les voies gastro-intestinales des hommes et des femmes fonctionnent un peu différemment. Ces différences sont si importantes que le docteur Chutkan se dit capable de deviner le sexe d’une personne en effectuant une simple coloscopie.

Les femmes ont un pelvis plus large que les hommes en partie à cause des organes internes qu’elles ont en plus (tels que l’utérus et les ovaires). Par conséquence, leur colon est plus bas que celui des hommes et même plus long de 10 centimètres en général. Les hommes eux ont des parois abdominales plus rigides qui permettent à la nourriture de mieux circuler à travers le tractus gastro-intestinal. Pour le professeur Chutkan « le passage des selles est beaucoup plus difficile pour les femmes ». La nourriture prend bien plus de temps à transiter pour la plupart des femmes, ce qui les rend plus enclines aux ballonnements.

 

4. La matière fécale « idéale » est « un rondin continu qui tombe au fond des toilettes »

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Certains médecins disent que faire la grosse commission 3 fois par semaine est suffisant. Robynne considère qu’il devrait être plus logique de déféquer tous les jours, si en tout cas on mange tous les jours. (Dans certains cas, l’irrégularité des selles peut être provoquée par le stress extrême, par les hormones ou l’adrénaline)

Dans des conditions idéales, « il devrait être très facile de faire passer les selles » sans effort. Les excréments devraient être un « rondin » continu (ou quelquefois en deux morceaux), avec un diamètre similaire à un cercle que l’on peut faire en liant notre pouce et notre index. Enfin, les matières fécales doivent couler, et non flotter. Les selles « flottantes » sont généralement le signe d’une mauvaise alimentation ou de gaz.

Bien sûr toutes les selles sont différentes tant par la taille que par la forme. Le docteur Ken Heaton de l’université de Bristol l’a bien compris et en a même fait une échelle : l’échelle Bristol regroupant les différents types d’excréments sur une échelle de 1 à 7. Pour Robynne Chutkan, les selles « idéales » sont entre le type 3 et le type 4. Cependant pas d’inquiétude, même si vos excréments ne sont pas exactement comme décrit ci-dessus, cela ne veut pas non plus forcément dire que vous êtes malade.

 

5. Les bactéries intestinales et fibres végétales sont essentielles pour avoir de bonnes selles

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Un sac plein de bonnes choses via Shutterstock

La clé pour avoir de « bonnes » selles, c’est de manger de bonnes quantités de matières végétales indigestes pour alimenter les bactéries intestinales. Cette fibre végétale, la plupart du temps de cellulose, permet ainsi d’avoir des selles solides. Mais avoir une communauté diversifiée et saine de bactéries intestinales est également essentiel. Pour certaines personnes, la surutilisation d’antibiotiques est alors un problème. Des études ont par exemple prouvé qu’une seule prise de ciprofloxacine peut perturber un tiers des microbes présents naturellement dans l’intestin. D’autres recherches expliquent même qu’il se pourrait que chez certaines personnes la communauté diversifiée de microbes ne pourrait peut-être jamais vraiment être récupérée.

Finalement, tuer les bactéries intestinales peut avoir des conséquences problématiques : par exemple les bactéries nuisibles peuvent proliférer plus facilement car elles ont plus de place, les selles peuvent aussi devenir trop molles. Chutkan recommande donc de réfléchir attentivement avant de demander ou d’accepter des antibiotiques, sans pour autant s’en méfier complètement et de poser des questions aux médecins.

 

6. Vous pouvez voir le maïs dans vos excréments grâce à la cellulose

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Des graines de maïs via Shutterstock

L’explication à ce phénomène est assez simple : l’extérieur d’un grain de maïs est constitué de cellulose, qui est de la fibre indigeste. On digère donc l’intérieur du maïs, mais la coque reste intacte. Il n’est pas non plus rare de voir ce phénomène avec d’autres parties de plantes telles que le chou frisé. Cela permet de savoir le temps dont notre corps a besoin pour digérer la nourriture. Ainsi on peut facilement évaluer la santé de notre système digestif.

 

7. Les personnes qui vivent dans différentes parties du monde ont des selles différentes

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Une carte du monde via Shutterstock

Il ne s’agit pas de la plus grande découverte de l’année, ni de la plus étonnante mais elle est tout de même bonne à savoir. En effet, les excréments des individus diffèrent selon le coin du monde où il vivent. Ceci est dû à l’alimentation. Un régime alimentaire occidental est bien moins riche en fibres que les autres et on peut le voir dans les selles. Les régimes riches en fibres, tels que ceux pratiqués par de nombreuses personnes dans les pays en développement et par certains végétariens dans les pays occidentaux, conduisent à des selles plus volumineuses, plus faciles et « où il y a très peu besoin d’essuyer » d’après le professeur.

 

8. Les matières fécales des bébés sont vraiment, vraiment étranges

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Un bébé sur le pot via Shutterstock

Les premières selles du nouveau-né sont appelées méconium. Ces excréments des tout-petits sont très, très étranges : ils ressemblent à du goudron noir et sont inodores (ce qui n’est pas du tout le cas des selles du nourrisson qui viennent après). Il s’agit du résultat de nutriments consommés par le bébé dans l’utérus de la mère. Le nourrisson a dû ingérer des choses étranges telles que des cellules, du liquide amniotique, du sang, de la peau et du mucus.

 

9. Les greffes d’excrément peuvent être un très bon traitement médical

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Un intestin avec des bactéries et des microbes via Shutterstock

La recherche l’a prouvé : le plus efficace des remèdes pour traiter les bactéries nocives qui prolifèrent dans l’intestin est la transplantation de matières fécales d’autres personnes. Des études ont en effet démontré que les transplantations fécales ont des taux de réussite de près de 90 % dans l’élimination de bactéries nocives, battant à plate couture les antibiotiques. Les excréments permettent d’éliminer les bactéries nocives sans mettre en danger les bactéries saines qui peuplent l’intestin. Les chercheurs tentent d’élaborer de nouveaux moyens tels que des pilules à prendre par voie orale ou des selles congelées.

 

Ces informations sont très intéressantes. A la rédaction, nous sommes très étonnés de savoir que des scientifiques aient entrepris tant de recherches sur les selles. On se souvient d’ailleurs de ce bus qui fonctionnait grâce aux excréments humains. Lequel de ces faits vous a le plus étonné ?

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