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Retour sur Burnout, cette licence culte de jeux de course qui a fait la gloire de Criterion Games

Dès la naissance du jeu vidéo, le jeu de course en a été l’un des genres les plus répandus. En effet, peu de personnes ont l’occasion de se mettre au volant d’une formule 1 et conduire à toute vitesse sans craindre l’accident. C’est d’ailleurs ce que propose la série de jeux vidéo Burnout qui, par le biais du jeu vidéo, permet de se placer parmi les concurrents d’une course automobile. Nous vous proposons de découvrir ensemble ces jeux devenus références parmi les jeux de course automobile.

Malgré le succès des jeux de course, il manquait un élément crucial pour permettre à ces jeux d’ajouter un élément de tension : les collisions. C’est Criterion Games, avec son jeu Burnout, qui ajoutera cette nouveauté en 2001 et donnera au genre ce qu’il faut pour séduire un grand nombre de joueurs. Même si finir en tête de course reste l’objectif principal, la possibilité de subir et de causer d’énormes accidents permettait de mettre la pression et de faire davantage attention à l’emplacement de ses concurrents.

Ce qui fait le charme de Burnout, mis à part le fait de devoir finir premier, c’est que les collisions sont faites pour être les plus réalistes possible. En effet, plus vous irez vite et plus le choc sera violent, donnant naissance à des accidents des plus impressionnants. Là où Criterion Games est sorti du lot, c’est qu’il récompense les joueurs par la prise de risques : éviter de justesse une collision ou rouler à contresens permet de remplir une jauge de turbo, que l’on peut ensuite activer pour augmenter de manière considérable sa vitesse. Une mécanique parfaitement adaptée à un jeu où la vitesse est primordiale.

Mais c’est tout de même grâce aux crashes que le jeu d’origine marque des points auprès des joueurs. Voir le pare-brise voler en éclats et la carrosserie pleine de bosses permettait de rappeler que, contrairement à ses prédécesseurs, les voitures ne sont pas indestructibles. Ce simple fait fit un carton auprès des joueurs, ce qui leur permettait de voir et de provoquer des accidents gratuits. Criterion Games l’a bien compris et ne manque pas de renouveler ce principe dans les jeux qui suivirent le premier opus.

Collision

Un an plus tard, Criterion Games sort Burnout 2, qui n’est autre qu’une suite de Burnout. En plus d’avoir amélioré le concept de base, deux nouveaux modes très connus ont fait leur apparition : Crash, dans lequel le principe était de provoquer le plus gros accident possible, et Poursuite, dans lequel le but était de tout faire pour arrêter une autre voiture en pleine course. Par tout faire, on entend bien entendu l’impliquer dans un accident. Cependant, ce n’est qu’en 2004 avec la sortie de Burnout 3 : Takedown que cette licence arrive à son apogée.

En effet, Criterion Games a ainsi donné aux joueurs la possibilité d’infliger volontairement des dégâts aux autres concurrents. Même si cette volonté était présente dans les jeux précédents, Burnout 3 donna naissance aux célèbres replay en slow motion, permettant aux joueurs d’apprécier cette cascade impressionnante. L’autre point venant renforcer l’engouement auprès de la série Burnout n’est autre que le « Takedown Aftertouch » : cette mécanique permet au joueur, après qu’il a subi un accident, de tout de même pouvoir continuer à contrôler sa voiture afin de rentrer dans d’autres concurrents et ainsi subir un accident, permettant ainsi de ne pas perdre en vain. Par ailleurs, vous aviez la possibilité de faire exploser votre réservoir de carburant afin de provoquer une explosion, le tout dans la même optique.

Crash

Maintenant que nous avons énormément parlé du jeu et de ses mécaniques, il est temps de se consacrer à un autre point fort de cette série de jeux, sa bande-son. En effet, à l’époque de Burnout 3, Criterion Games était passé sous l’aile du très grand éditeur Electronic Arts, lequel lui a par la suite procuré des morceaux tout indiqués pour semer le chaos au volant de notre voiture virtuelle. Des groupes de rock populaires de l’époque, tels que My Chemical Romance, Franz Ferdinand, The Ordinary Boys ou encore Jimmy Eat World, sont autant d’artistes qui ont prêté leur talent pour faire de Burnout 3 un jeu marquant dans l’univers des jeux de course automobile.

A la sortie du quatrième opus Burnout Revenge, le jeu offre davantage de possibilités pour mettre leurs adversaires hors course. On comprend désormais que l’objectif du jeu se déroute peu à peu du principe d’origine, à savoir remporter des courses, pour « provoquer le plus d’accidents possible ». Une décision intelligente de la part des développeurs qui a su séduire davantage de joueurs en plus de ceux déjà conquis. C’est alors qu’en 2008 paraît Burnout Paradise, donnant aux joueurs un jeu dans un monde ouvert, leur permettant au travers de courses automobiles de découvrir divers endroits tous plus beaux et dangereux les uns que les autres.

Boue Zoom Fire Car

Alors que la plupart des jeux de course proposent un jeu de simulation, Burnout est apparu pour casser les codes du genre et viser un tout autre public. Le concept de course en monde ouvert a par ailleurs servi de base à une autre licence de jeux de course par les mêmes concepteurs, Need for Speed. Avec son lot de cascades toutes plus dangereuses et impressionnantes les unes que les autres, Criterion Games a su faire des accidents routiers un art à part entière.

A ceux qui osent, rien n’est impossible.

— Matthew Gregory Lewis