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Retour sur Blue Dragon, ce shonen fantastique inspiré du jeu vidéo éponyme

Célèbre pour avoir révélé certains des mangas les plus populaires de notre époque, le Weekly Shōnen Jump s’est aussi doté d’une création directement inspirée d’un jeu vidéo, Blue Dragon, sorti sur Xbox 360 en 2007. Entre aventure et fantasy, nous nous sommes penchés sur ce shonen hors normes.

Blue Dragon : Ral Ω Grad prend place dans un monde bien différent du nôtre : le monde de la Lumière. En ces terres, les hommes vivent sous la menace constante des Kages, des ombres maléfiques prenant la forme de monstres venus tout droit du monde des Ténèbres et qui parasitent les humains en s’attaquant à leur corps. Si la plupart des hommes ayant rencontré des Kages sont soumis à leur volonté, l’un d’entre eux va réussir à entrer en symbiose avec son parasite : le fils du roi Ral fusionne avec un un Blue Dragon nommé Grad.
blue-dragonPour punir cette relation et parce qu’être en possession d’un Kage est très mal vu, dès son plus jeune âge Ral est enfermé dans une cage sans lumière. Durant 18 ans, il ne verra pas le jour mais parviendra à surmonter l’épreuve grâce à Blue Dragon et le serment qu’ils se sont fait : ensemble, il se vengeront de cet affront.

Durant ses 18 années, la relation du fils du roi est loin d’être la priorité des dirigeants puisque le royaume est menacé : attaqués par des Kages bien moins sympathiques que Blue Dragon, ils cherchent à tout prix une solution permettant la défense de la population et de leurs terres. Mio, une jeune femme consciente de la relation exceptionnelle de Ral, voit en le duo une chance inespérée de sauver le royaume. Les faisant libérer, elle se lance dans une quête épique pour séparer le bien du mal, le monde des Ténèbres de celui de la Lumière.

blue-dragon-herosPublié en 2007, Blue Dragon nous vient tout droit de deux mangakas de talent, Takano Tsuneo et Takeshi Obata, ce dernier étant plus connu pour son fantastique travail sur les shonens Death Note et Platinum End en 2015. A l’origine du manga, on retrouve le jeu vidéo éponyme, bien plus célèbre que l’œuvre papier, un RPG publié par Microsoft et inspiré de Final Fantasy, qui a connu un certain succès en 2007.

Blue Dragon : Ral Ω Grad n’est pas la seule adaptation du jeu vidéo puisqu’un an plus tôt, soit en 2006, sortait Blue Dragon ST, une première version manga du RPG par Ami Shibata. Publiée dans le Monthly Shōnen Jump, la série ne fit pas long feu : à l’instar de nombreux autres shonen, cette adaptation prit fin avec l’annulation et l’arrêt total des publications de la revue.

blue-dragon-posterLa première chose à savoir avant de se lancer dans la lecture de Ral Ω Grad (qui fut gardé comme nom définitif après quelques parutions), c’est qu’il ne s’agit pas de la meilleure œuvre du genre. Loin d’apporter beaucoup d’originalité, le récit se contente de camper sur les clichés du genre fantasy et ponctue son récit classique de bimbos à grosse poitrine sans que cela n’apporte rien au récit. Humour gras et scénario léger n’en font pas un classique mais les dessins du talentueux Takeshi Obata apportent à l’œuvre un tout nouvel interêt.

Un trait léché et dynamique qui rend hommage à l’œuvre originale là où le scénario ne fait que l’adapter, purement et simplement sans y apporter une quelconque amélioration.

blue-dragon-pgeRal Ω Grad est loin d’être la meilleure adaptation d’un jeu vidéo en shonen mais l’histoire de base, celle du jeu, est suffisamment digne d’interêt pour nous plonger dans le récit. Ses personnages, bien que pauvrement développés, prennent vie sous le pinceau d’Obata, pour le plus grand plaisir des lecteurs.

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