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En se débarrassant de leurs cerveaux, ces espèces ont réussi à perdurer sur Terre plusieurs millions d’années

Et si se débarrasser de son cerveau était la solution pour survivre sur Terre plusieurs millions d’années ? Certains êtres vivants ont expérimenté la chose, pour une réussite totale : les siècles ont passé mais ils sont toujours là. C’est notamment le cas des éponges qui figurent parmi les espèces les plus anciennes sur notre planète. SooCurious vous explique pourquoi se débarrasser de son cerveau a prolongé la vie de certains animaux.

Les éponges (Porifera, en latin) sont des animaux étranges à l’anatomie simpliste. Apparemment dépourvues de conscience, les éponges font partie des plus anciennes espèces vivantes sur Terre. En se nourrissant de nutriments, elles ont en effet réussi à survivre plusieurs millions d’années sur les fonds marins. Et les scientifiques auraient leur idée pour justifier cette incroyable longévité : leur absence de cerveau (les éponges n’ont pas de cerveau mais possèdent simplement quelques cellules nerveuses).

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Une éponge en fonds marins via Shutterstock

Cette absence de cerveau pourrait être considérée comme un fait biologique positif résultant du cycle de l’évolution. Il est même très fort probable que lesdites éponges aient autrefois possédé un cerveau – ou du moins quelque chose d’assez semblable à un cerveau – mais qu’elles ont pu s’en débarrasser, ce dernier ne représentant pas une nécessité vitale pour elles. Les éponges ne sont pas les seules espèces animales à ne pas posséder de cerveau. Par exemple, les méduses possèdent un filet de nerfs au détriment d’un cerveau à proprement parler.

Il n’est pas certain que nos premiers ancêtres, qui furent des organismes unicellulaires, aient été dotés de base nerveuse. Le plus ancien fossile découvert avec un cerveau d’une complexité minimale a été découvert il y a plus de 500 millions d’années. Ce fossile avait alors l’air d’un cloporte avec des griffes, doté de circuits neuronaux spécialisés. Il se peut d’ailleurs que cette espèce ait vécu en même temps que les premières éponges. Eponges qui possédaient peut-être un semblant de cerveau à cette époque.

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Un homme dénué de cerveau via Shutterstock

Aujourd’hui, il paraît complètement invraisemblable pour l’Homme de vivre sans cerveau. À l’instar du cœur, ce dernier représente l’essence même de la vie. Néanmoins, l’exemple des éponges montre qu’il est possible de survivre – et surtout de perdurer – plusieurs milliers d’années grâce à l’absence de cerveau. Saviez-vous qu’un animal pouvait vivre sans cerveau ?

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— @UNICEF_france

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