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18 animaux que vos petits-enfants ne connaîtront sûrement jamais

18 animaux que vos petits-enfants ne connaîtront sûrement jamais

Actuellement, il existe près de 15 600 espèces d’animaux menacées, dont 1480 en danger critique d’extinction. De nombreuses espèces animales sont vouées à disparaître à cause de la détérioration de l’environnement par l’Homme. Les scientifiques estiment qu’environ 690 espèces s’éteignent chaque semaine, annonçant ainsi la sixième extinction de masse d’ici 200 ans.

La déforestation, l’empiétement des villes sur les espaces boisés ou sauvages, le manque de nourriture, etc., conduisent inévitablement à la migration des animaux. Si certains s’adaptent facilement aux changements, pour d’autres en revanche, la perturbation est telle qu’ils se meurent lentement. Voici 18 espèces d’animaux que vos petits-enfants pourraient bien ne connaître qu’à travers des images dans les livres.

LE PERCNOPTÈRE D’ÉGYPTE

Cet oiseau, cousin des vautours, fait partie d’une espèce protégée. Il se retrouve principalement en Afrique ou en Asie pendant l’hiver européen. Le reste du temps, il est possible de l’apercevoir en Europe et plus précisément dans les Pyrénées. Très fragile, la présence humaine le déstabilise à tel point qu’il ne cesse de s’affaiblir. La destruction des forêts et le manque de nourriture sont les principales raisons de sa lente disparition.

LE GRAND REQUIN BLANC

La pêche en abondance détruit les coraux mais également les gros prédateurs comme le requin blanc. Avec ses 6 mètres de long, il est le plus grand poisson prédateur connu à ce jour. Depuis 1970, sa population a chuté de 70 %. Très prisé pour ses ailerons, de nombreux pays ont interdit sa pêche (Australie, Nouvelle Zélande…) afin de limiter son extinction. La pollution des mers et le manque de nourriture contribuent à sa disparition. De plus, les filets de pêche ne l’épargnent pas non plus, promettant pour certains, une morte lente et agonisante.

LES TIGRES DU BENGALE ET DE SUMATRA

Ce félin à la prestance majestueuse est principalement chassé pour sa fourrure. D’autre part, une folle rumeur sur des prétendues vertus médicales et aphrodisiaques de son sang, organes et os, en ont fait une proie pour des élites indiennes et asiatiques. En Inde, les villes ont pris le pas sur les territoires du tigre, limitant les proies et affaiblissant leur espace vital. En 1900, environ 45 000 individus étaient recensés. A peine 4 000 tigres du Bengale sont aujourd’hui comptabilisés. De plus, il est important de noter qu’il s’agit de la sous-espèce comptant le plus grand nombre d’individus, soit la moitié de tous les tigres de la planète. En Indonésie, le Tigre de Sumatra connaît le même sort que son cousin indien. Il ne resterait que 700 individus encore vivants sur le globe.

LE DRAGON DU KOMODO

Le dragon du Komodo est le reptile le plus grand du monde. Il est également l’une des espèces ayant survécu depuis la Préhistoire, preuve de sa résistance. Malheureusement, c’était sans compter sur l’intervention humaine. Aujourd’hui, il n’en resterait qu’un peu moins de 5 000. Ces lézards géants n’ont pourtant aucun prédateur, mais les Hommes, en plus de les chasser pour leur peau et leurs dents, chassent aussi leurs proies. Ainsi, biches, buffles d’eau ou encore cochons sauvages se raréfient. Protégés dans le Parc National de Komodo, la population tend à se stabiliser. Néanmoins, le braconnage fait des ravages : le Dragon de Komodo est très prisé par les passionnés de reptiles et sa peau l’est tout autant pour diverses confections.

LE DIABLE DE TASMANIE

Il y a eu la disparition des tigres de Tasmanie en 1936, et le même sort est réservé à ces petits marsupiaux carnivores. Rien à voir avec sa représentation la plus connue : Taz de Warner Bros, le diable de Tasmanie ressemble à un mini ours à collier, mais en format mini. Animal endémique à la Tasmanie, on ne le retrouve par définition nulle part ailleurs. Il est donc très sensible au moindre changement de son écosystème. D’autre part, depuis quelques années, il est la cible d’une étrange maladie, un type de cancer, les tuant en moins de trois mois. Cette pandémie provoque une hécatombe terrible, décimant l’espèce, puisqu’elle est incurable.

LA TORTUE IMBRIQUÉE ET LA TORTUE DE LUTH

Si la tortue en général est en voie d’extinction, la tortue Imbriquée l’est plus que les autres. Elle vit dans les eaux chaudes tropicales et est le seul reptile spongivore connu jusqu’à présent (elle ne se nourrit que d’éponges). Ses écailles très bien dessinées et sa carapace somptueuse sont la proie des braconniers. Ces derniers s’en donnent à cœur joie en capturant les adultes et récoltant les œufs. Pour la tortue Luth, jolie espèce bleutée, 78 % de l’espèce a disparu en moins de 30 ans. En cause : le braconnage également, la pêche ainsi que la pollution du littoral par l’urbanisation.

LE LÉOPARD DE L’AMOUR

Cette sous-espèce de panthère se trouve en Russie et au nord-est de la Chine. Depuis 1996, son nombre ne cesse de chuter, à tel point qu’il ne resterait actuellement que 60 individus. C’est le félin le plus rare de la planète. Le braconnage est responsable de son extinction lente, en plus de l’exploitation de la forêt, de l’amenuisement des proies et de la population humaine qui ne cesse de croître.

 

LE RHINOCÉROS BLANC DU NORD ET LE RHINOCÉROS DE JAVA

Ces deux espèces n’existent déjà plus à l’état sauvage. En novembre dernier, « Nola », la dernière femelle rhinocéros blanc du nord a été tuée. Il ne reste plus que 3 individus sur la planète : deux femelles et un mâle. Ils sont protégés dans un centre au Kenya mais sont très âgés. Il n’y aura donc plus aucune possibilité de naissance pour donner un espoir de faire perdurer l’espèce. Le braconnage est la cause principale de son extinction, tout comme le rhinocéros de Java. Sa corne réputée pour ses soit disant propriétés miraculeuses a conduit à sa quasi extinction. Il existe moins de 50 individus vivant tous dans le Parc National d’Ujung Kulon, sur l’Île de Java. Cet havre de paix leur permet de vivre sous haute protection. A noter la toute récente mort par braconnage de « Vince« , l’un des rhinocéros blanc du zoo de Thoiry. Seuls 20 000 individus sont encore comptés sur la planète.

LE MARSOUIN DU PACIFIQUE

Cousin du dauphin, le marsouin ne compte plus qu’une soixantaine d’adultes. WWF a annoncé l’an dernier  » être en train de perdre la bataille pour sauver le marsouin du pacifique « . 90 % des individus ont disparu en moins de 20 ans. Comble de l’ironie, ils ne sont pas spécifiquement visés par les filets des pêcheurs (cause majeure de leur décimation). C’est la pêche au Totoaba, un poisson lui-même au bord de l’extinction, qui cause également celle du marsouin.

LE GORILLE DES MONTAGNES

Il ne reste que 500 gorilles des montagnes sur la planète. La plupart sont protégés dans les centres spécifiques ou parcs nationaux en République démocratique du Congo, Rwanda ou encore en Ouganda. Le braconnage et la déforestation sont les responsables majeurs de leur disparition.

LE PANGOLIN

Seul mammifère connu à ce jour recouvert d’écailles, le pangolin est aussi le seul être vivant à être autant braconné. Cet animal nocturne ne se nourrit que d’insectes. Bien qu’il soit formellement interdit de le chasser, les chinois en restent très friands. Sa viande posséderait des vertus médicinales et constitue un met de luxe pour les repas de fêtes. Très répandu sur le marché noir, il aurait aussi la possibilité d’augmenter la virilité masculine. Sa peau se vend des fortunes.

LE PANDA ROUX

Ces « petits pandas » sont originaires de l’Himalaya. A cause du réchauffement climatique et de l’invasion humaine, le panda roux est en voie d’extinction. Il n’en resterait que 10 000 à l’état sauvage, tous concentrés entre la Chine et le Népal, d’après l’Union nationale pour la conservation de la nature. Ils sont très « à la mode » dans les zoos : 500 individus y vivent aujourd’hui en captivité. A noter qu’il est impossible de relâcher les pandas roux dans la nature, ils n’y survivraient pas.

LE POISSON NAPOLÉON OU MARA

Ce gros poisson à la tête étrange vit dans le Pacifique. Ses origines sont très anciennes, il est appelé le fossile vivant. Aujourd’hui, ils ne seraient plus que 4 au km² dans les eaux indonésiennes, la population ayant chuté de 90 %. Pourtant, il peut vivre jusqu’à 30 ans ! En cause : sa chair très convoitée en Asie et sa reproduction très lente. D’autre part, sa mâchoire impressionnante se retrouve également sur le marché noir (elle se vend jusqu’à 40 000 € !). Le poisson Napoléon est aussi très curieux, il s’approche sans aucune crainte des pêcheurs.

LE CACATOÈS À HUPPE JAUNE

Il parle fort, vit dans les bois en Asie et il est très prisé pour son beau plumage, sa voix très criarde et sa huppe jaune. Le cacatoès compte pas plus de 1000 individus. La cause de sa disparition reste l’Homme. En effet, outre le déboisement intempestif en Indonésie, le cacatoès est très apprécié comme oiseau de compagnie.

L’ÉLÉPHANT D’ASIE

Il existe de nombreuses raisons quant à leur disparition. Au début du XXe siècle, 90 % de la Thaïlande était couverte par la forêt tropicale. Aujourd’hui, il n’en reste que 15 %. Outre la déforestation et les constructions de masse sur leur espace vital, les éléphants d’Asie sont aussi la proie du braconnage pour leurs défenses. La domestication (cirques, animaux domestiques, spectacles et balades pour touristes…) n’arrange en rien la survie de l’espèce.

La situation est réellement catastrophique et s’aggrave de jour en jour. Si rien n’est fait, 50 % des espèces animales et végétales auront disparu à la fin du siècle… Il est grand temps que la préservation de notre belle planète devienne un combat du quotidien, pour tout le monde.

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