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Parcourez les ruelles d’Osaka dans Abenobashi, cet anime fabuleux par les créateurs d’Evangelion

Vous promener dans la rue n’est pas forcément la chose la plus exaltante du monde… sauf si celle-ci est magique. Imaginez qu’en sortant de chez vous, votre quartier baigne dans une ambiance préhistorique, de conte de fées ou de RPG. Voilà le quotidien des 2 héros d’Abenobashi, un anime coloré et loufoque où chaque jour et coin de rue réserve son lot de surprises. Attention, parodies, humour et bonne humeur en approche !


Abenobashi vous emmène tout droit à Osaka, dans l’arrondissement d’Abeno (qui existe réellement et dont les auteurs se sont inspirés). C’est ici que vivent Sasshi et Arumi, deux amis d’enfance ayant grandi dans ce quartier commerçant autrefois très animé. Cependant, les commerces ont presque tous fermé et seule subsiste la boutique du grand-père d’Arumi.

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L’expropriation semble inévitable, mais c’est sans compter sur les esprits protecteurs du quartier. Suite à un événement inattendu, ils vont envoyer les 2 enfants dans une version alternative du quartier où chaque jour est l’occasion de découvrir un nouvel univers inspiré d’un thème fort. Des univers que les 2 enfants vont devoir explorer s’ils veulent retrouver le monde réel.

Son nom vous est peut-être méconnu pourtant l’anime (dont le nom complet est Abenobashi Magical Shopping Street) est produit par Madhouse et Gainax, studio mythique qui a donné vie entre autres à Evangelion et Gurren Lagann. Diffusé pour la première fois en 2002, l’anime comptant 13 épisodes est l’adaptation du manga éponyme sorti à peine un mois avant le premier épisode de la série. Et il a beau être court, son histoire et sa réalisation ont de quoi marquer les esprits.

Niveau réalisation, Abenobashi a hérité des qualités des autres œuvres de Gainax. Le studio, fidèle à sa réputation, propose une animation de qualité, un univers avec une identité forte et des personnages au caractère bien trempé. Comme c’est le cas avec d’autres animes (notamment FLCL), Abenobashi propose des aventures très aléatoires au premier abord mais cohérentes si l’on regarde toute la série. Un côté random servi avec beaucoup d’humour et des références à la pelle.

Avec autant d’univers à explorer que la science-fiction, les films noirs, les contes de fées ou les super-héros, impossible pour Abenobashi d’échapper aux clins d’œil. Même si l’anime ne compte que 13 épisodes, les références à d’autres œuvres sont très nombreuses, qu’elles viennent du cinéma, de l’animation ou du jeu vidéo.

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Evangelion, Dragon Quest, Indiana Jones, Albator, Dragon Ball ou Ken le survivant ne sont que quelques-unes des œuvres évoquées à travers les transformations de la ruelle. D’autant que ce sont aussi bien les références visuelles que les références scénaristiques de toutes ces séries qui sont utilisées dans chacun des épisodes. En cela, l’anime est un vrai régal pour les fans de pop culture, mais la série n’est pas qu’une succession de parodies.

Cette rue magique d’Abenobashi où tout semble possible est pourtant l’occasion de traiter des thèmes plutôt surprenants vu la nature de l’anime. Si le point de départ est la vie de quartier et l’attachement que l’on peut avoir à nos racines, l’anime parle aussi de l’enfance. Ses deux héros ont de quoi rappeler à n’importe qui l’époque de ses 10 ans tant ils sont joueurs, innocents et enjoués. Les multiples transformations du quartier peuvent d’ailleurs évoquer cette période où vous imaginiez tant de choses et qui cache parfois, sous couvert d’une identité différente. Une imagination qui cache aussi le fait que parfois on préfère affronter l’imaginaire le plus improbable possible plutôt que d’affronter la réalité.

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Drôle tout en étant complètement perché, Abenobashi est un anime déroutant. Si son histoire ne révolutionne pas le genre, sa profusion de références, ses gags et ses personnages (même s’ils peuvent être clichés) nous emportent dès les premiers épisodes. Et sa rue où tout le monde se connait n’est pas sans rappeler celle de Tamako Market. Dans la lignée d’autres oeuvres de Gainax, la série se regarde sans réfléchir et a de quoi vous rappeler ces journées d’été où vous imaginiez affronter des monstres dans votre quartier.

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