150
partages

Redditometro, le robot qui traque les fraudeurs fiscaux en Italie

150
partages
redditometro-le-robot-qui-traque-les-fraudeurs-fiscaux-en-italie-une1
Alexis Pommier, le

Si vous pensiez échapper au fisc en Italie, c’est raté ! Redditometro est un robot-contrôleur fiscal qui fait plutôt peur aux fraudeurs italiens. Réactualisé depuis Lundi dernier, il suscite beaucoup de critiques et de crispations. 

Il avait été introduit en 2010 et aujourd’hui réactualisé. Redditometro (indicateur de richesse) est un ordinateur-robot qui contrôle les revenus et les dépenses des foyers italiens. Plus de 35 000 foyers sont aujourd’hui traqués par cette machine depuis 4 ans.

Dès que l’un d’entre eux a un écart de plus de 20 %  entre les sommes déclarées et celles qui ont été dépensées, un super ordinateur du fisc est immédiatement enclenché. Il y a plusieurs dizaines de Redittometro qui sont tous associés à une banque de données révélant les transactions effectuées par les contribuables.

redittometro-le-robot-qui-traque-les-fraudeurs-fiscaux-en-italie-1

Et rien ne lui échappe ! Un achat de voiture, un prêt immobilier, des investissements financiers et même de petites dépenses alimentaires, c’est simple, tout y passe. Selon le directeur adjoint du fisc italien Marco di Capua, Redditometro est fait pour « débusquer les gros fraudeurs et les faux pauvres ».

Introduit par le gouvernement de Silvio Berlusconi, cette nouvelle version a été revue et améliorée. Mais cette outil informatique est au cœur des polémiques. Il aura permis à l’Etat italien de récupérer 116 millions d’euros en 2011 mais seulement 30 millions sur les 708 millions d’euros prévus en 2012. Ces sommes sont jugées trop insuffisantes par rapport au montant de la fraude fiscale qui s’élèverait à 130 milliards d’euros par an.

redittometro-le-robot-qui-traque-les-fraudeurs-fiscaux-en-italie-2

Selon le CGIA (Centre d’Etudes de l’Organisation Professionnelle), les améliorations de Redditometro ne permettrait de récupérer pas plus de 0,7 % du montant annuel de la fraude fiscale en Italie. Toutefois, ce même syndicat déclare qu’il s’agit d’un outil supplémentaire contre les fraudeurs fiscaux.

Ce procédé a reçu de vive critique de la part de l’élu de droite Matteo Salvini, qui a écrit sur sa page Facebook que cette méthode faisait penser à celles « des régimes fascistes et communistes ». Enrico Letta a quant à lui promis une « lutte sans merci » contre la fraude fiscale et il s’engage à utiliser les sommes récupérées par Redditometro pour réduire les impôts.

redittometro-le-robot-qui-traque-les-fraudeurs-fiscaux-en-italie-3

A la rédaction, on pense qu’il n’y a pas plus pratique que l’informatique pour traquer les fraudeurs fiscaux. Espérons que la France ne fasse pas la même chose, parce que certains de nos rédacteurs seraient bien embêté :-). Et vous, comment réagiriez vous si un tel robot arriverait en France ?

 

150
partages
SOURCE
LE FIGARO