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La fin de l’humanité est inéluctable : découvrez 12 scénarios catastrophe qui pourraient tous nous tuer

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Guerre nucléaire, catastrophe écologique ou pandémie mondiale : comment l’humanité disparaitra-t-elle ? C’est à cette question que beaucoup de scientifiques réfléchissent en prédisant des scénarios susceptibles de causer l’extinction humaine. C’est le cas de Dennis Pamlin et Stuart Armstrong qui ont dressé une liste de 12 scénarios catastrophe les plus probables que DGS vous présente dès maintenant.

Un nouveau rapport prétend avoir établi « la première liste, fondée sur la science, des risques globaux avec un impact potentiellement infini pour les cas extrêmes, où toute vie humaine pourrait être amenée à disparaître ». Les causes sont diversifiées : du changement climatique aux volcans en passant par l’intelligence artificielle.

Par « impact infini », les auteurs Dennis Pamlin (Globale Challenge Foundation) et Stuart Armstrong (Future of Humanity Institute) entendent les risques capables de provoquer l’extinction de la race humaine ou conduisant à une situation où « la civilisation s’effondre dans un état de grande souffrance sans être capable de se redresser ».

Les bonnes nouvelles tiennent sur le fait que les auteurs ne sont pas convaincus de la condamnation irrémédiable des hommes. Ils estiment en effet que les humains ont encore beaucoup de temps à vivre : « Les dinosaures ont environ 135 millions d’années donc, si nous sommes assez intelligents, il y a de fortes chances pour que nous puissions vivre beaucoup plus longtemps. » Environ 108 milliards de personnes ont déjà connu la vie, c’est pourquoi Pamlin et Armstrong pensent que si l’humanité dure 50 millions d’années, le nombre d’êtres humains ayant connu la vie atteindra 3 quadrillions (1 000 000 000 000 000 de personnes).

Voilà une évaluation optimiste de l’humanité. Mais cela signifie également que si un scénario catastrophe se produisait, de sorte que la race humaine s’éteigne, le préjudice moral causé sera immense. C’est pourquoi les auteurs affirment que se protéger des évènements, même les moins probables, est une nécessité. Pour cela, ils ont réalisé une revue scientifique dans laquelle ils présentent 12 scénarios susceptibles d’aboutir à l’extinction de l’Homme.

1) Un changement climatique extrême :

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Le scénario que Pamlin et Armstrong présentent ici n’est pas celui du réchauffement de 2 degrés contre lequel se battent les spécialistes du climat depuis des décennies. Ils parlent plutôt d’un réchauffement de 4 à 6 degrés, un scénario catastrophique que l’Homme aurait du mal à surmonter. Selon un rapport de la Banque Mondiale en 2013, « il n’y a aucune certitude pour l’Homme d’être en mesure de s’adapter dans un monde réchauffé de 4 degrés. Un tel réchauffement entrainerait en effet des déplacements massifs de population du fait de la montée du niveau de la mer qui submergeraient les zones côtières. L’agriculture serait également violemment impactée. Pamlin et Armstrong s’expriment aussi sur la géo-ingénierie. Dans un tel scénario de réchauffement extrême, injecter des particules de sulfate dans la stratosphère de la Terre pour la refroidir pourraient devenir une action envisageable pour les décideurs politiques. Mais les risques sont encore inconnus, et Pamlin et Armstrong concluent finalement sur le fait que « le plus grand défi est d’être sûr que la géo-ingénierie est capable d’améliorer les choses et non de les empirer ».

2) Une guerre nucléaire :

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La bonne nouvelle dans ce cas tient au fait qu’une guerre nucléaire ne pourrait mettre fin à l’humanité que dans des circonstances très spéciales. Les frappes limitées, comme les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki par les Etats-unis lors de la Seconde Guerre Mondiale, ne suffiraient pas à éradiquer la race humaine. Même des échanges beaucoup plus significatifs ne suffiraient pas: « Même si l’ensemble des populations entières de l’Europe, de la Russie et des Etats-Unis étaient engagées dans une guerre nucléaire, il serait physiquement impossible de mettre fin à l’humanité en raison de la dispersion de la population et du trop faible nombre de missiles présents dans l’existence. En bref, le niveau d’impact mettant fin à toute vie décrit par les auteurs ne pourrait être atteint.

Alors pourquoi la guerre nucléaire fait-elle partie de la liste ? En raison de la possibilité d’un hiver nucléaire. Ceci pourrait se produire si un nombre suffisants de bombes nucléaires explosait. Les températures du globe pourraient chuter de façon rapide et spectaculaire, perturbant la production alimentaire et rendant donc la vie humaine quasiment impossible. Il n’y a aucune certitude sur ce phénomène ni sur le niveau d’intensité nécessaire d’une guerre nucléaire pour qu’il se produise. Mais si l’hiver nucléaire est possible, cela signifie que d’importants échanges nucléaires seraient une cause probable de l’extinction humaine.

3) Une pandémie mondiale :

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Comme pour la guerre nucléaire, il ne s’agit pas des formes de pandémies que l’on a connues. Dans le passé, des pandémies comme la peste noire ou la grippe espagnole ont certes tué des dizaines de millions de personnes mais sans réussir à éradiquer la civilisation. Les auteurs s’intéressent donc à un scénario encore plus catastrophique. Mais cela est-il possible ? La médecine s’est considérablement améliorée depuis la grippe espagnole. Mais il y a le revers de la médaille, les transports sur grandes distances ont augmenté et de plus en plus d’individus vivent dans des zones urbaines denses. Cela augmente la probabilité d’une transmission à travers le monde. Cependant, même si une pandémie tue la plupart de l’humanité, certaines personnes immunisées contre la maladie seront surement épargnées. Le risque n’est donc pas uniquement la simple contagion à travers le monde. En réalité, le risque réel demeure surtout dans le fait que la pandémie parvienne à tuer assez de personnes pour que les rudiments de la civilisation (l’agriculture principalement) ne puissent être maintenues provoquant la mort des survivants.

4) Une catastrophe écologique :

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« L’effondrement écologique se réfère à une situation dans laquelle un écosystème subit une réduction drastique, et éventuellement permanente, de la capacité de transport pour tous les organismes, ce qui entraîne souvent l’extinction de la masse », explique le rapport.
Les extinctions de masse peuvent se produire pour un certain nombre de raisons, dont beaucoup sont déjà présentes dans cette liste: réchauffement climatique, impact d’astéroïdes, etc… La journaliste Elizabeth Kolbert a démontré que les humains pouvaient être en train de provoquer une extinction de masse, due aux émissions de carbone. Etant donné que les humains sont fortement tributaires des écosystèmes, à la fois naturels et artificiels, de la nourriture et d’autres ressources, les extinctions de masse qui perturbent les écosystèmes nous menacent aussi.

5) Un effondrement du système mondial :

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Ce terme peut paraître vague. Il fait en fait référence à l’effondrement des systèmes politiques et économiques mondiaux par le biais de ce qui pourrait être « une dépression sévère, prolongée par des taux de faillite et de chômage élevés, une panne dans le commerce international causée par l’hyperinflation, ou même une augmentation du taux de mortalité et éventuellement un déclin de la population ». Le document mentionne également d’autres possibilités comme une éjection de masse coronale du Soleil qui perturberait les systèmes électriques de la Terre.

Cela dit, il est difficile de savoir si l’ensemble de ces éléments peuvent constituer une réelle menace. L’humanité a survécu aux dernières récessions économiques, même lors de la Grande Dépression. Un effondrement économique devrait être considérablement plus important pour que cela puisse constituer un risque d’extinction humaine.

6) Un impact d’astéroïde majeur :

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Les principaux impacts d’astéroïdes ont déjà causé des extinctions dans le passé. Le plus célèbre, l’impact de Chicxulub il y a 66 millions d’années, est largement soupçonné d’avoir éradiqué les dinosaures de la surface de la Terre (d’autres théories évoquent plutôt l’impact d’un volcan). Un impact futur pourrait avoir un effet similaire. Du côté des bonnes nouvelles, la NASA est assez confiante dans sa capacité à suivre les astéroïdes de tailles suffisantes et donc capables de perturber sérieusement la vie humaine lors de l’impact. De plus, elle semble être en mesure de détecter de plus en plus d’astéroïdes. Les scientifiques travaillent également sur les moyens permettant de détourner les astéroïdes susceptibles d’avoir un effet dévastateur sur Terre, comme par exemple envoyer un engin spatial sur l’un d’entre eux pour pouvoir dévier sa trajectoire en dehors de la Terre.

7) Un supervolcan :

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Comme avec les astéroïdes, de précédentes éruptions volcaniques ont provoqué des extinction de masse. Par exemple, l’extinction Permien-Trias, il y a 252 millions d’années, est à l’origine de la disparition de 95% des espèces marines et de 70% des espèces vivants sur les continents. Or, cette extinction aurait été causée par l’éruption d’un volcan. Les éruptions peuvent provoquer un refroidissement global significatif susceptible de perturber la production agricole. Elles sont pratiquement impossible à prévenir mais elles sont également extrêmement rares. Les auteurs concluent que le niveau d’éruption de Permien-Trias est « extrêmement improbable sur échelle de temps humaine, mais les dégâts d’une éruption d’un niveau moindre pourraient tout de même être conséquents en bouleversant le climat, la biosphère, les approvisionnements alimentaires et même en créant des instabilités politiques ».

Comme les pandémies, le risque principal n’est pas tant que ce scénario tue beaucoup de personnes, mais surtout qu’il empêche les survivants de vivre dans la durée.

8) La biologie synthétique :

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Elle ne constitue pas un risque aujourd’hui, mais pourrait devenir dangereuse à l’avenir. La biologie synthétique est un domaine scientifique émergent qui se concentre sur la création de systèmes biologiques, y compris la vie artificielle. Le danger éventuel porte sur les outils utilisés par la biologie synthétique. En effet, ils pourraient être capables de concevoir un supervirus ou une superbactérie capables de destruction massive. Cet organisme serait probablement crée comme une arme biologique au service de l’armée. Le risque serait donc que cette arme soit utilisée pour une guerre ou pour un attentat, ou encore qu’elle parvienne à « s’échapper » accidentellement d’un laboratoire. Chacun de ces scénarios pourrait devenir une menace l’humanité l’arme biologique se propageait, sortant largement de son objectif initial. Comme pour les pandémies, l’extinction réelle ne surviendrait que si les survivants n’étaient plus en mesure de s’adapter à ce déclin monumental.

9) La nanotechnologie :

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Elle est un risque potentiel pour l’avenir. Le problème est que la nanotechnologie démocratise la production industrielle, augmentant la capacité à développer des armes destructrices. « Le plus pertinent est de savoir si la nanotechnologie permet l’extraction rapide d’uranium et la séparation des isotopes pour fabriquer des bombes plus puissantes que les bombes nucléaires d’aujourd’hui. Cela augmenterait la gravité des conflits » expliquent Pamlin et Armstrong. Le « dynamisme » traditionnel de la balance des pouvoirs ne s’appliquerait plus si des petits groupes d’individus étaient capables d’amasser d’importants et très puissants arsenaux.

Il existe aussi une préoccupation au sujet de la nanotechnologie capable de s’auto-répliquer. Cela créerait un scénario de « gelée grise » dans lequel les machines issues de la nanotechnologie se développent hors de contrôle des humains et finissent par empiéter sur les ressources dont les hommes dépendent. Au final, on assiste à l’effondrement potentiel de la civilisation.

10) L’intelligence artificielle :

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Le rapport s’intéresse également aux progrès exponentiels de l’intelligence artificielle. Une fois que les programmes informatiques seront eux-mêmes capables d’enseigner l’informatique, ils pourront utiliser ces connaissances pour s’améliorer, entrainant une spirale de superintelligence.

Si l’intelligence artificielle reste « amicale » avec les humains, ce serait une très bonne chose en vue d’accélérer la recherche dans une variété de domaines. Le risque est que l’intelligence artificielle n’ait que peu d’utilité pour l’homme et qu’elle en vienne, soit par malveillance, soit par nécessité, à nous détruire.

11) Un mauvaise gouvernance mondiale :

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C’est peut-être l’élément le plus vague de la liste. Pour la plupart des scénarios cités ci-dessus, une coopération internationale serait nécessaire pour y faire face. Le changement climatique est l’exemple le plus frappant. Mais à l’avenir, des domaines comme la nanotechnologie et l’intelligence artificielle devraient être coordonnés au même niveau international.

Le danger se porte dès lors sur les structures de gouvernance qui ne pourraient pas résoudre les problèmes et qui pourraient même les exacerber. L’échec d’une politique face à une menace serait donc susceptible d’avoir des conséquences extrêmement négatives voire de causer l’extinction de la race humaine.

12) Inconnu inconnus :

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Les 11 premiers éléments de la liste sont des risques dont nous pouvons identifier les menaces. Mais il existe certainement d’autres dangers aux impacts graves que nous ne pouvons pas prédire. Il est donc difficile de concevoir comment s’attaquer à ces problèmes inconnus. Mais les auteurs estiment que davantage de recherches sur les risques et catastrophes mondiales pourraient être utiles.

Ces différents scénarios sont effrayants. Si l’un d’entre eux doit se réaliser, on espère évidemment que ce sera le plus tard possible. A la rédaction, si certains pensent que la fin de l’humanité est inéluctable, d’autres en revanche estiment que l’homme arrivera à trouver des solutions pour éviter ces catastrophes. Selon vous, comment l’humanité va disparaitre ?

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